jeudi 12 septembre 2013

PALAIS DE LA FOLLE CHANSON

Paris à sa place de l'Etoile, Bruxelles son rond-point. Ici, pas d'arc de triomphe, mais un palais : le Palais de la Folle Chanson.

Mais d'abord, quel est ce refrain insensé, cet air dément, cette ballade foutraque ? Outre qu'il s'agit d'une des 7 avenues qui convergent vers l'étoile, la Folle Chanson était une statue de Jef Lambeaux, sculpteur qu'on ne disait pas encore - comme aujourd'hui - sulfureux, mais qui se fit remarquer par des œuvres jugées licencieuses. Le bas relief Les Passions Humaines, parc du Cinquantenaire, fit scandale en 1899, et reste encore un peu maudit. A l'Etoile, c'était une nymphe dévêtue, qui chantait un air olé olé en s'accompagnant aux castagnettes. Diable. Hélas la statue n'est plus là, reste le Palais.

C'est l'architecte Antoine Courtens qui met en musique cet ensemble d'appartements de luxe en 1928. Au centre, sur l'angle, une coupole, qui n'est pas sans rappeler un observatoire astronomique, d'où rayonnent 7 branches, autant que d'avenues. Au RDC, un hall circulaire, posé sur quelques marches, à l'enseigne de la Folle Chanson. A l'intérieur, la rampe d'escalier enroule ses volutes art-deco sur des portées métalliques.

Il y a un petit côté phalanstère dans ce palais, qui n'est pas seulement un empilement de logements, mais qui offre aussi à ses copropriétaires des espaces communs, notamment la terrasse du dernier étage, tel Le Corbusier lui-même.

2 Bd Général Jacques 1050 Ixelles

Lien : www.irismonument.be
 

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